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Texte Libre

 

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Imaginez Foy au début du XVIIème siècle : aucune maison, sinon quelques cabanes de bois pour les forestiers et les bûcherons. Au mois de juillet 1609, Gilles de Wanlin abat un chêne pour un batelier de Dinant. Il fend le chêne : au coeur de celui-ci, il trouve une statuette, quelques mèches de cheveux, des pierres précieuses et une grille de protection.

 

Très vite, on crie au miracle :  une dévotion extraordinaire voit le jour : des faits miraculeux sont rapportés. Suite à un premier vol de la statuette, une petite chapelle est érigée par le Baron de Celles. Elle recevra en 1619 la visite des Archiducs Albert et Isabelle d’Autriche qui offriront un magnifique retable pour l’autel principal. Bientôt devenue trop petite, elle est remplacée par le sanctuaire actuel, débuté en 1623 et bâti par les frères Stilmant de Dinant. Il sera inauguré en 1626 par Ferdinand de Bavière, Prince-Evêque de Liège. Cet édifice est célèbre pour ses 125 caissons peints constituant le plafond. La statue provenant sans doute d’Utrecht au 14-15ème siècle et fabriquée dans une sorte de terre à pipe y est précieusement conservée et vénérée à toutes les fêtes mariales.


La charpente du sanctuaire a nécessité l’utilisation de 233 chênes et les éléments métalliques les reliant représentent plus de 5 tonnes. Confié au Prélat de l’Abbaye de Leffe dans un premier temps, ce sont les Jésuites qui vont propager le culte de Notre-Dame de Foy dans le cadre de la Contre-Réforme au temps où le Protestantisme exerce « ses ravages ». Le village va se perdre peu à peu durant le 18ème siècle. Il reprendra vers le 19ème siècle suite au travail des curés Félix Fries et Charles Petitjean. La statue sera couronnée devant plus de 30 000 personnes en 1909. Durant la guerre 40-45, alors que de terribles combats se déchaînent, c’est dans le village de Foy que sera arrêtée l’offensive Von Rundstedt. L’église et la totalité des habitants seront épargnées. Un nouveau miracle de Notre-Dame ? Tout donne à penser que oui.
 

          

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PATRIMOINE
UN ÉLÉMENT MAJEUR DU PATRIMOINE ARCHITECTURAL DE LA HAUTE-MEUSE

Le premier objectif de l’événement est la mise en valeur d’un patrimoine dont le côté exceptionnel n’a échappé à aucun amateur depuis plus d’un siècle, mais dont l’état de conservation reste très précaire.
L’édifice est classé comme monument par arrêté royal du 1er février 1937 et comme site par arrêté de l’exécutif du 20 décembre 1932. Le plafond est reconnu comme patrimoine majeur de Wallonie.

Il s’agit d’une église de pèlerinage qui domine largement le petit village condruzien de Foy et dont la taille est justifiée par un besoin d’accueil dépassant le niveau de la population locale. Selon la tradition l’édifice a été conçu par l’artiste dinantais Michel Stilman, aidé de son frère Gaspard et du peintre Michel Goblet. Il est encore fortement imprégné des traditions stylistiques de la Renaissance, bien que l’esprit baroque se manifeste dans la disposition du chœur. L’organisation architecturale témoigne d’une conception nouvelle de la liturgie formulée au concile de Trente. L’iconographie particulièrement riche reflète les préoccupations théologiques de la contre-réforme catholique qui oppose une réponse claire au mouvement protestant né quelques décennies auparavant.

L’élément majeur de l’édifice en est le plafond constitué de 145 panneaux peints représentant des scènes de la vie de la Vierge Marie et des portraits de saints. Il s’agit d’un élément exceptionnel, sans doute unique au monde. Quelques plafonds à caissons de cette époque persistent en Wallonie, mais aucun ne présente un ensemble aussi vaste et complet.


Bien qu’ayant été victime de plusieurs actes de vandalisme au cours du 17ème siècle, l’édifice nous est parvenu quasi tel qu’il a été conçu. Seuls les confessionnaux et le tabernacle, de facture 18ème mais bien intégrés dans l’ensemble, ne font pas partie du travail d’origine qui fut élaboré sur l’espace de quelques années seulement.
Il s’agit donc d’un monument très homogène et très significatif des aspirations religieuses et artistique du début du 17ème siècle.

Le bâtiment a subit plusieurs campagnes de restauration au cours des 19 et 20ème siècles. La plus importante date de 1909 et se situe dans le cadre d’une remise en valeur du sanctuaire à l’occasion du tricentenaire de la découverte de la statuette miraculeuse. Les panneaux du plafond furent démontés et restaurés en 1935 par le peintre namurois Joseph Claes. Ayant subit depuis d’importantes variations de température, les peintures se sont à nouveau profondément dégradées et nécessitent aujourd’hui un traitement radical.

Le 400ème anniversaire constitue une occasion de faire prendre conscience tant au grand public qu’aux autorités politiques ou scientifiques de l’importance et de l’urgence de relancer le dossier de restauration.


 
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TOURISME
UN HAUT LIEU MÉCONNU

La région de la Haute-Meuse dispose de nombreux monuments importants qui justifient son attrait. Foy-Notre-Dame en est un des plus importants. Proche du château de Vêves et de l’église romane de Celles, elle partage d’ailleurs une partie de son histoire avec ces monuments.

Le site combine intérêt paysager et artistique. Il complète une longue liste d’édifice religieux de première importance tels les églises romanes de Celles et d’Hastière, les édifices gothiques de Dinant ou de Bouvignes, les abbayes de Leffe ou de Maredsous. Dans cette optique, l’église de Foy constitue un maillon unique dans nos régions entre l’architecture médiévale et et celles des temps modernes.

Les guides touristiques conventionnels, de même que ceux axés plus sur un tourisme proche de la nature, ne consacrent à Foy-Notre-Dame que quelques lignes insuffisantes pour attirer l’attention du public.

D’autre part, la notion de pèlerinage évoque les sentiers de pérégrination, qui y conduisent traversant campagnes et bois du Condroz. Dans une région dont le tourisme est en lien étroit avec la nature, la valorisation d’itinéraires ancestraux offre une intéres
 sante association entre nature et histoire.

 
CULTURE & TRADITIONS
UN PASSÉ RICHE DE SIGNIFICATIONS ET DE GESTES

L’histoire de Foy-Notre-Dame est riche en évènements, signification et traditions. Elle survient à l’issue de la tourmente iconoclaste qui fit le malheur de nos régions à la fin du 16ème siècle, et est promue par les archiducs Albert et Isabelle qui tentent de pacifier les Pays-Bas du Sud dont ils sont les souverains.

Devenu lieu de pèlerinage à la suite des épidémies de peste, des traditions pérégrines hautes en couleur se sont maintenues jusqu’à nous. Elles sont nées de ce besoin d’implorer les puissances célestes lorsque les misères du temps s’abattent sur une population désempar
 ée et sans remèdes.

L’année FND 2009 propose un ensemble de projets visant à se remémorer des pages difficiles de notre histoire, à en approfondir la compréhension et revivifier les gestes et pratiques d’autrefois. Donner du sens aux monuments importe autant que d’en assurer la survie.
La Confrérie Notre-Dame de Foy de Rochefort perpétue le pèlerinage traditionnel sous les armes et rehaussera avec tout son cortège de seigneurs, cavaliers, fantassins et charroi d’époque plusieurs manifestations durant l’année anniversaire.


Des dates à retenir

Un bel ouvrage


Vendu au sanctuaire ou dans les librairies  dinantaises.

Prix: 15€



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